My very own nonsense

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2009 juin 27

Intrusion

L'appartement est secoué par des inconnues qui en explorent tous les recoins pendant que son propriétaire rêve en filigrane cette réalité travestie. Une vie intense et inconnue fait intrusion en ce lieu comme si elle était en pays conquis. Les éclats de voix, le battement des portes n'affectent en rien les rêves du propriétaire. Il vit suspendu à un nuage en attendant le baiser d'un ange. Son monde interne s'affole de cette attente. L'appartement s'emplit de vie pendant qu'il s'en éloigne, il suit le lit de ses rêves qui est loin d'être asséché. Il l'arpente avec rigueur et douleur. Il s'éloigne pas à pas de ce monde en vie emplissant son logement pour s'asservir à la petite mort de l'esprit. Et l'ange ne vient pas et le nuage s'effiloche ...
Le soleil de l'été irradie sa moitié de Terre quand le réveil sonne.
Le réel s'annonce en fanfare, immaculé des traces de la nuit.
L'appartement est vide, rien n'a bougé.
Mais ou sont donc les intrus noctambules et les traces de leur agissement ?

L'appartement est dans le même état que à l'heure du couché, meublé de manière spartiate ou le détournement de la finalité des brics et des brocs règne. Un sac en guise de lampadaire se détourne du regard de son créateur, en signe d'indépendance. Une fourchette négligemment posée sur le sol hurle son désir d'être un couteau. Quelle idée pour une fourchette ...

Un crissement de robinet s'enfuit pendant qu'une eau aérée s'annonce. Elle s'écoule avec vigueur à la recherche d'une échappatoire à la gravité.
Les bruits métalliques et froids de la ville emplissent l'air pendant que l'eau renonce à échapper à la gravité. Les chaleurs de l'été font perler une étendue disparate d'eau salée sur les habitants mais elle reste trop petite pour qu'on puisse s'y baigner. Une serviette se cache sous une autre pour s'affranchir de sa corvée.

Toujours aucune trace de nos invités surprises. Une web radio régurgite sa liste de lecture par les enceintes, qui n'en sont pas forte aise, couvrant les sons urbains. Un écran d'ordinateur affiche cette histoire, personne n'est devant pour la lire.

2009 juin 3

Je baise ta femme

Chaque aube qui entrave mes rêves me fait imaginer un nouveau moyen d'occuper le lit d'un autre en compagnie de sa moitié. La libido a rarement un surplus de principes moraux. Elle ne fait pas sien un acte qu'y est à tous. D'ailleurs, la dernière chèvre que j'ai croisé à sembler plus ou moins d'accord, mais j'avoue ne pas parler la chèvre couramment. Les plaisirs de la chair ne valent que si ils sont équitablement partagés entre espèces, oserais je dire.

Partousons ensemble, encore une fois, une dernière fois avant que meure en nous toute forme de désirs.
Mélangeons une dernière fois nos cœurs et nos corps, laissons nous emporter ... par un lyrisme qui ne sied pas à cette prose ;-)
Je reprend, je me laisse toujours surprendre (par derrière) comme un bleu par un romantisme rampant aux tréfonds du /me. Je disais donc :
Enculons nous en cœur sans détour, juste un retour sur une volupté oublié.
Léchons nous de haut en bas, qu'aucun lambeau de chair ne reste sec.
Caressons nous là ou l'on n'ose plus.

Que la trique et le berlingot soit avec vous !

2009 mai 27

Ode à mes testicules

Je suis née avec une paire de gonades. On peut donc rapidement déduire que je suis du sexe masculin. C'est une lapalissade sans grande envergure mais leurs utilités restent à démontrer et je vais m'y atteler de ce pas, non sans mal.

Une utilité que j'ai rapidement trouvé dès mon plus jeune âge, c'est qu'on peut se les tripoter. Dieu (s'il existe) a fait du bel ouvrage, mes testicules tenaient dans une de mes mains d'enfant ! Ayant pris goût à ce tripotage, j'ai rapidement constaté qu'elles (mes couilles, pour ceux qui sont à cheval sur le genre) grandissaient en même temps que mes mains et, croyez le ou pas, de manière proportionnelle. La nature est décidément bien faite mais ne voyez pas là une preuve de l'existence de Dieu, je vous en prie instamment.

J'ai également remarqué qu'elles servaient de couchage plutôt confortable pour mon pénis, qui s'y prélasse avec dédain par ailleurs, l'air de rien.

L'âge avançant, mon système pileux s'est développé et mon pénis a vu ainsi le confort de sa couche augmenté. Il s'y trouve bien et me le fait savoir régulièrement mais revenons au sujet principal : mes testicules.

Elles sont lascives, leur ballotement en témoigne sans équivoques possibles, éprises de mon pénis et font leur labeur en silence, ce qu'il n'est pas déplaisant. Mais, elles sont également encombrantes ! Qui n'a jamais eu a se plaindre d'avoir une couille qui dépasse ? Comme si elle avait décidé toute seule de se barrer : "Marre d'être aussi prêt d'un égout ! Je me casse bordel !".

Et oui, parce il est fortement déconseillé de perturber ses couilles, elles ont leur petit caractère et se fâcher avec ne mène qu'à des heures de bouderies.

Mes couilles pendouillent
Elles ont peur des odeurs
Elles s'affectent d'outrages sans broncher
Elles s'exposent sans prévenir ni rougir aux yeux de tous.

Mes couilles ont des couilles, bordel.

Deface the farcebouqueuh

Suite à une impromptue invitation d'une personne qui a du se faire "slurper" son carnet d'adresse à l'insu de son plein grès et dont je tairais le nom par respect, me voilà inscrit finalement sur farcebouqueuh, THE site in question des réseaux sociaux.

Après une première visite rapide d'un site web qui pèse dans les 15 billions de dollars (sic), je me demande de plus en plus si c'est vraiment méritoire ...

Une série de services gratuits construit autour d'une base d'utilisateurs et habillés par une/des interfaces web.

Vous allez me dire : pourquoi avoir accepté l'invitation si c'est pour critiquer par la suite ?

Tout simplement parce que on ne peut critiquer honnêtement que ce qu'on a expérimenté. De plus quoi de plus jubilatoire que t'utiliser aussi l'outil numérique ciblé par vos critiques pour les émettre sur la toile ;-).

Creusons encore un peu, si si je sens que vous en avez envie.

Un vrai soap opéra ce fessebouqueuh ... :

  • Qui porte le tutu ?
  • Qui boit abusivement ?
  • Qui se tape le neveu du demi frère de l'oncle Fétide pour rendre jalouse sa belle sœur ? <-- chercher l'erreur
  • Qui a un cancer du testicule gauche ?
  • Qui est sodomite mais n'ose l'avouer ?
  • Qui enfile des perles ?
  • Qui est tellement vide qu'il aspire la matière ?
  • Qui pratique le SM ?
  • Qui a chié dur (ou mou) ?
  • Etc. ad nauseam.

La révolution numérique entraine irrémédiablement le péquin moyen du bon côté de la fracture numérique à se faire exister sur la toile : chacun a droit à son espace personnel pour y étaler toute l'insignifiance sa vie futile aux yeux de tous. De la pipolisation contrôlé par un petit nombre à la pipolisation de masse avec ou sans contrôle, voilà ce qu'est farcebouqueuh : une émanation nauséabonde de cette pipolisation de masse sous la forme d'un agrégat informe et éphémère d'égos dopés par des piqures de vanités et sous contrôle svp ! Qu'on nomme çà par des noms savants comme blogosphère ou réseau sociaux ne change rien, la vanité demeure le moteur principal de cet étalage inepte et dégoulinant de "Je" : "J'écris sur la toile donc je suis" est le nouveau mantra de l'association des philosophies de pédiluves (dont B.H.L. est membre fondateur). Voilà ce que j'ai vu sur farcebouqueuh en grande majorité : des éjaculations et des explosions de foufoune humant à plein nez l'égo et l'orgueil sous stéroïdes.

Que çà ravisse l'Internaute de suivre les pérégrinations affichés un tant soit peu futiles de ses amis sur une partie au rabais d'Internet, grand bien lui fasse mais il faudra pas qu'il vienne pleurer quand le modèle du Minitel (c'est un peu le mode de fonctionnement de facebook) sera promu en lieu et place d'un Internet libre et décentralisé ... mais c'est un autre sujet.

Le mensonge originel de la pipolisation de masse par un médium (que Andy Warhol avait prédit) est que votre gloire éphémère aura aussi une existence et une valeur ailleurs que sur le médium. Et oui vous êtes en passe de devenir otage d'un outil vous flattant l'orgueil. Appelons çà l'aliénation par l'orgueil et par son vecteur. farcebouqueuh n'est qu'un bête "astiqueur" virtuel de manche ou de berlingot.

Get a fucking *real* life, that's the ultimate glory in this age.

De l’art de se taire ...

Du chuintement discret d’un secret chuchoté au discours ampoulé et amplifié d’un orateur, l’Homme est doué de parole; évident et affligeant constat.

Ce don qu’il use et abuse avec ou sans ruses fait déferler un océan sonore de logorrhée dans l’air. Parfois il juge par un excès de vanité que sa logorrhée doit traverser les limbes du temps et dépose sa prose à l’abri de son usure.

Le silence n’est pas roi ni loi dans ce monde de prédicateurs amateurs, il en est banni. Telle est le prix à payer que d’avoir en ce monde une espèce qui s’érige des monuments de mots à son propre intellect.

Dans le brouhaha ambiant des vanités auto proclamées, je tiens à vous faire part de mon silence en devenir dans cette humble missive.

A ne plus me dire et m’écrire, ni me lire.

Quand est ce qu’on baise ?

Non mais c’est pas vrai çà ! ça papote, ça discourt de choses et d’autres, ça mange, ça boit, ça pisse, ça chie, ça dort bref çà occupe ses journées à diverses choses futiles mais néanmoins nécessaires pour assurer sa survie mais une question finie par me brûler le bout de la langue (et de surcroît le bout du gland) : Quand est ce qu’on baise ?

Le sursaut des mots

Les mots se plient à nos gesticulations intellectuelles, habiles serviteurs des vicissitudes des esprits des orateurs et autres écrivains.

Ils sont le premier souffle d’éructation du désir.

Ils ne s’apprivoisent pas facilement, farouches, sauvages mais aussi tendres et malléables. Le roi de leur tour de babel est déchu depuis longtemps. Un trône vide de souverain attend depuis des siècles le postérieur d’un remplaçant qui ne vient pas. Et qui ne viendra pas.

Le règne des mots n’a plus de roi, ni d’empereur, ni de tyran, ni de président. Ils restent sans maître ni dieux emprisonnés dans leur tour aux murs poreux. On peut traverser les murs mais juste pour venir entendre leurs murmures pas pour partir avec eux. Ils vivent plusieurs vie dans une seule, chacun de leur visiteurs s’emparant momentanément de leur musique qu’il espère faire chanter sur sa partition, les faisant participer à une nouvelle partouze de verbiage.

Mais ils reviennent toujours dans leur tour, libre prisonnier de leur asservissement momentané.

Communiqué empressé

Puisque il est très à la mode de faire ce genre de choses ...

Moi, sain de corps et d’esprit, vous apprend l’existence d’un mastre habitant aux Clayes. Il se nomme Nicolas Guillemain et a un niveau de mastritude rarement vu au sein de l’espèce humaine.

Vos sales huhutatations distingués.